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Le bilan du capitalisme
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Les
gouvernements du monde entier sont à la botte
des puissantes multinationales qui dictent leurs intérêts
économiques de court terme, voici un bilan non
exhaustif de la gestion à priorités économiques
et de la jungle capitaliste dans laquelle nous vivons
actuellement:
Sources:
Rapport mondial sur le développement humain,
PNUD éd. De Boek Université, 1999.
Vaincre la pauvreté humaine, rapport du PNUD
sur la pauvreté, Nations UNies, 1998. www.undp.org
Rapport mondial sur la santé dans le monde, OMS,
Genève, 1999 www.oms.org
Rapport mondial sur l'éducation, UNESCO, Paris,
1998 www.unesco.org
Alternatives économiques, le Monde, ARTE, le
Monde Diplomatique, Courrier international, Le Monde
Libertaire |
Un
bilan humanitaire mondial catastrophique: L'inégalité
généralisée
-
4/5e de la population mondiale vit en dessous du seuil de
pauvreté dont 2.8 milliards n'ont pas les moyens de
s'instruire, de se soigner et de se loger.
- 4 milliards de personnes vivent avec un revenu inférieur
à deux dollars par jour et 800 millions soufrent de la faim
- Les 200 plus riches milliardaires de la planète possèdent,
à eux seuls, l'équivalent de ce dont disposent
41% de la population mondiale soit 2.46 Milliards de personnes.
- La richesse des 10 personnes les plus riches du monde équivaut
à une fois et demi le revenu de tous les pays sous-développés
ensemble.
- La fortune des 3 individus les plus riches de la planète
est supérieure au PIB des 48 pays les plus pauvres
soit 600 millions de personnes.
- Dans plus d'une centaine de pays le revenus par habitant
est aujourd'hui inférieur à ce qu'il était il y a 15 ans.
- L'écart entre le 5éme de la population le
plus riche et le 5ème de la population le plus pauvre
est de 1 pour 74 et il a doublé depuis les années
60.
- 20% de la population mondiale consomme 80% des richesses.
- Les multinationales accaparent 80% du commerce mondial,
et le trafic entre elles représente 30% du chiffre global.
- Entre 1980 et 1993, les 500 plus grandes entreprises du
monde ont supprimé 4,4 millions d'emplois, tandis que leurs
ventes étaient multipliées par 1,4, leurs actifs par 2.3 et
la rémunération de leur dirigeants par 6.1
- 37000 multinationales réunis valent deux fois le PIB de
l'Amérique latine
- Le capital réuni de toutes les multinationales est de 31
millions de milliards de dollars. Elles peuvent étrangler
n'importe qu'elle économie.
- On ne trouve pas les six milliards de dollars qui suffiraient
chaque année à assurer un enseignement de base à toute la
population mondiale, alors qu'il se dépense annuellement aux
Etats-Unis huit milliards de dollars en cosmétiques
- On ne trouve pas les 13 milliards de dollars qui assureraient
alimentation et soins à la population mondiale, mais que l'Europe
et les USA consacrent 17 milliards annuels à leur animaux
- On ne trouve pas les 80 milliards de dollars annuels qui
permettraient d'organiser les services publics de base dans
le monde entier, alors que ce chiffre est inférieur à celui
de la fortune cumulée des sept personnes les plus riches du
globe
- L'éducation toujours réservée aux riches:
Les pays "en voie de développement" sont maintenus
dans l'ignorance et la misère: Unesco estime à
850 Millions le nombre d'analphabètes et à 110
millions le nombre d'enfants non scolarisés au primaire.
- L'OCDE prévoit, pour un futur proche, un chômage contrôlé
de près de 30% de la population active, et un tiers des habitant
du globe pourrait se retrouver sans moyen de subsistance.
Pour l'instant 900 millions de personnes, 15% de la population
mondiale, sont sans travail
- 17 millions d'enfants meurent chaque année à cause de maladies
facilement curables (soit 46575 par jours)
- Les grands groupes alimentaires et Nestlé en tête,
engagent des "assistantes maternelles" dans les
pays du tiers monde pour inciter les gens à donner
à leur enfant du lait en poudre, plutôt que l'allaitement,
or l'eau y est souvent non potable, Résultat: Les organisations
humanitaires estiment que 1.5 millions d'enfants meurent par
an, des suites de cette consommation. (soit 4110 par jour)
- Un tiers des habitants de l'hémisphère sud n'atteint pas
l'âge de quarante ans
- 20% des enfants de la planète ne sont pas scolarisés ; 250
millions doivent travailler comme main d'œuvre esclave pour
des firmes transnationales. L'exploitation des pays à
faible coût de main d'oeuvre, le travail des enfants
fait partie intégrante du système capitaliste
de même que toute autre manifestation de l'exploitation
de l'homme par l'homme...
- 200 millions de femmes sont surexploitées.70% des pauvres
sont des femmes ; les femmes représentent de plus 80% des
réfugiés de guerre et 60% des analphabètes .
- La pauvreté touche aussi les pays riches et industrialisés:
Les Etats Unis compte 34.5 Millions de pauvres, les Royaumes
Unis: 12 Millions. La France n'est pas en reste avec 8 Millions
de personnes, et les Restos du coeur, avec ses 40 000 Bénévoles,
fournissent 60 000 000 de repas par an après 14 ans
d'existence, atténuant ainsi, avec de nombreuses autres
associations caritatives, les effets les plus dévastateurs
du système capitaliste.
- Toujours en France, on compte entre 400.000 et 500.000 SDF
alors que 2 millions de logements sont inoccuppés.
- Chaque jour en Espagne meurent cinq personnes dans un accident
de travail . L'Espagne consacre 20% de moins à la protection
sociale que la moyenne des pays Européens.
- Si tous les habitants du monde consommaient autant que les
habitants de l'union Européenne, il faudrait trois planètes
terre pour produire suffisamment.
- L'organisation des sociétés de consommation
que nous subissons dans les pays industrialisés est
calculée pour maintenir les classes sociales dans l'état
que nous connaissons et même pour creuser l'écart
entre riches et pauvres (dans un même pays et au niveau
mondial). Or, la mondialisation, qui s'accélère
depuis la chute du communisme dictatorial des pays de l'est,
étend ce modèle à tous les pays du globe.
- 85% du coût de la criminalité (toutes catégories
confondues) provient des affaires de corruption politico-financières.
Des
perspectives désastreuses à court terme à
l'échelle planétaire :
-
Nous sommes actuellement 6 milliards d'individus sur terre
et on estime que ce chiffre va atteindre 9 milliards d'ici
50 ans : inutile de décrire l'ampleur des problèmes
d'alimentation, de misère, d'épidémie,
de tensions, de flux migratoires...qui vont se poser si le
système actuel est maintenu. Il faut noter ici que
le problème de l'explosion démographique ne
peut être résolu que par l'éducation:
"Les statistiques disent que les couples qui ont a peu près
le niveau baccalauréat ou équivalent ont 2,5
enfants en moyenne; les couples qui n'ont pas d'éducation
du tout ont 6 enfants. Dans les pays pauvres, on éduque
certains mais pas les autres, alors ils ont des enfants: Plus
il y a d'enfants, plus le pays est pauvre, plus le pays est
pauvre, moins il a de système éducatif, c'est
la spirale vicieuse. Comment en sortir? Faire payer le coût
du système éducatif des pauvres par les riches"
Albert JACQUARD au congrès ICEM pédagogie Freinet
- Août 1996
- Les richesses de la terre sont exploitées à
tel point que les ressources de pétrole seront épuisées
dans 50 ans. la gestion à priorité économique
(et militaire) n'est pas seulement fait des pays libéraux,
ainsi en ex-URSS, on a eu le droit à l'assèchement
total de la mer d'Aral, et à la destruction de tout
l'écosystème qui la composait, à une
pollution radioactive extrème dans certaines régions
qui n'ont plus les moyens d'entretenir leurs installations
nucléaires, à tel point qu'en Biélorussie,
98% des enfants seraient en mauvaise santé à
cause de la pollution radioactive de l'eau "potable".
- Les différentes sortes de pollutions entraînent
des catastrophes écologiques gravissimes:
Réchauffement de la planète, pollution atmosphérique
et aquatique, destruction de la couche d'ozone, ralentissement
du gulf stream...
- On assiste à une déforestation menée
à un rythme inconscient: Chaque heure, une surface
de forêt tropicale équivalente à un terrain de football disparaît,
l'équivalent de la surface de la belgique tous les
ans.
- A cause de la désertification, le monde à perdu depuis trente
ans un tiers des terres arables
- Les politiques de nucléarisation menée par
les pays tels que la France, l'ex-URSS, les USA... font peser
sur l'humanité actuelle et future des dangers énormes:
tant au niveau de la production d'énergie et de la
gestion des déchets (cf. situation actuelle de l'ex
URSS) que de l'utilisation militaire.
- Les pays nucléarisés (USA, Russie, France,
UK, Chine, Pakistan, Inde, Corée du Nord...) ont de
quoi faire exploser la planète 12 fois, et rien qu'en
utilisant le tiers de l'arsenal nucléaire américain,
on déclencherait un hiver nucléaire fatal à
tout être vivant sur la planète (excepté
les scorpions...), on peut alors s'étonner d'une telle
absurdité et d'un tel gaspillage. De leur coté,
les pays moins riches développent des armes chimiques
et bactériologiques.
-Après le 11 septembre 2001 le gouvernement Bush a
décidé un budget marqué par une forte progression
des dépenses militaires, au détriment des dépenses
sociales: 15 % d'augmentation, la plus forte hausse enregistrée
depuis vingt ans, avec 379 milliards de dollars. Le budget
du Pentagone était déjà largement supérieur aux dépenses
militaires de la Russie, de la Chine, du Japon, de la Grande-Bretagne,
de l’Allemagne et de la France réunis .
- Les apprentis sorciers s'essayent maintenant à la
génétique, tentant toutes sortes de mutations
végétales, animales et humaines (clônage,
OGM...), quelles en seront les utilisations militaires, cette
fois? Sachant que d'ici 6 ou 7 ans, la totalité des
60 000 gènes composant le génome humain aura
été brevetée, et que ces brevets seront
détenus par 3 ou 4 grands groupes industriels.
En moins d'un siècle, les hommes ont réussi à
détraquer l'ensemble des grands mécanismes de
régulation de la nature et le phénomène
risque d'aller en s'amplifiant au nom du développement
économique. Si une prise de conscience internationale
n'apparaît pas dans des délais très brefs,
on atteindra le point de non-retour. Or, cette prise de conscience
que beaucoup attendent depuis des années, ne peut pas
venir des gouvernements qui représenteront chacun les
intérêts (économiques) de leur pays, de
plus, de par les divergences politiques, idéologiques,
religieuses on n'arrivera jamais à un accord total entre
le gouvernement chinois et celui des USA, par exemple, ou entre
le Pakistan et l'Inde... C'est alors au peuple de chaque pays
de faire entendre sa voix.
La Démocrature.
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Après
avoir bien tapé sur les abstentionnistes aux dernières
élections présidentielles 2002, sûrement pour masquer
leur propre responsabilité dans le score du fascisme,
les médias et autres donneurs de leçons de tous poils
se sont aperçus que, malgré leur matraquage électoraliste,
l'abstention ne cesse de se renforcer pour atteindre plus
de 40% des inscrits au législatives.
En comptant les non-inscrits, on s'approche donc d'une
majorité de la population :
- qui refuse de signer un chèque en blanc à n'importe
quel escroc corrompu et avide de pouvoir,
- qui en a marre qu'on décide du déroulement de sa vie
à sa place
- qui ne peut supporter la mascarade électorale et son
cortège d'hypocrisies, de mensonges, de manipulations
médiatiques, de coups bas, de promesses jamais tenues,
de discours sécuritaires prétextes à plus de contrôle
social...,
- qui est dégoutté que la démocratie se résume ce pseudo
choix et à de rares référendums du style: "Vous préférez
vous faire enculer tous les 5 ans ou tous les 7 ans"
- qui sait que le vote blanc légitime le système électoral
en place et n'apparaît jamais dans le décompte des voix.
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Mais
s'abstenir ne signifie pas se foutre de ce qui reste de l'avenir
du monde…
L'abstention active est motivée par la conscience du fait
que ces élections sont non seulement inutiles mais dangereuses.
Elle oppose le fait de choisir son maître, un " représentant
" sans mandat impératif, (donc libre de faire absolument tout
ce qu'il veut sans rendre de comptes), à celui d'ouvrir sa
gueule tout le reste du temps . Non pas pour foutre la merde
(elle est déjà là), mais pour la remuer, afin qu'un maximum
de personne se rende compte que ce système pue, qu'il est
fondé sur un gros tas de fumier nauséabond.
Certe, la force des hommes politiques est d'avoir dégoutté
les gens du terme même de politique, qui est devenu synonyme
d'abus de pouvoir, de corruption, de démagogie..., ce qui
n'aide pas à reformer un mouvement social suffisamment solidaire
et important pour se défendre.
L'"élite" (entendez les énarquo-bourgeois) peut alors gérer
le capitalisme suivant ses intérêts et s'accrocher au pouvoir
comme des poux pendant 30 ans, sans craindre d'être virée
par le peuple. Au pire auront-ils à faire face à quelques
manifestations corporatistes ou étudiantes ponctuelles.
Il est évident qu'un individu qui ne se sent pas concerné
et impliqué dans un projet ne participera pas à son développement,
et même, se sentant exclu, pourra aller jusqu'à essayer de
le détruire. C'est d'autant plus vrai si ce projet de société
est néo-libéral, colonialiste, fascisant et guerrier, qu'il
consiste à enrichir une poignée de multimilliardaire au détriment
du reste de la planète et de son environnement, à abrutir
les masses qui pourraient avoir accès à la culture, et maintenir
les autres dans l'ignorance...
La société se coupe ainsi d'un pourcentage énorme de forces
créatrices, d'intelligences, de compétences et d'expériences.
La hiérarchie est une machine à déresponsabiliser, à frustrer,
à diviser et à étouffer les initiatives individuelles et collectives.
L'alternative à la pensée verticale est justement dans la
mise en place de structures en réseau d'éléments autogérés
et coordonnés, partant du quartier, ou de la commune, gérées
par des comités d'habitants réunis par thèmes (culture, éducation,
transport...). Ces thèmes étant également fédérés à un niveau
géographique plus large, sans limites. Au lieu de çà, on nous
prépare l'inverse, c'est à dire pour prendre l'exemple des
Etats Unis d'Europe, un gouvernement fédéral qui sera vraisemblablement
élu par les gouvernements constituants. Ce système éloigne
encore un peu plus l'individu des décisions politiques (dans
le sens gestion de la cité) et permettra aux futurs gouvernements
de reporter la responsabilités des nouvelles lois anti-sociales
sur le dos du nouveau grand manitou. Ce fameux système de
report de responsabilité, celui là même qui permet à toutes
les armées de faire de n'importe quel appelé, un bourreau,
un tortionnaire, un assassin sans remords, fier d'avoir violé
pour l'honneur de sa patrie, parce que les ordres sont les
ordres…
Dommage, quand les gouvernants, responsables mais pas coupables
de toutes les guerres entre autres légers inconvénients, se
révèlent être de parfaits irresponsables: Des escrocs comme
Chirac, des abrutis finis comme Bush père et fils, des fascistes
mafieux cumulant pouvoir financier, politique et médiatique
(le coup du chapeau pour Berlusconi), des nazis comme Heider,
des nostalgiques du KGB tendance nationaliste comme Poutine,
des pions placés par la CIA ou par les multinationales en
Afrique et en Amérique du sud, et autres dictateurs plus ou
moins déguisés en démocrates.
Les élections, même quand elles ne sont pas truquées, sont
la poudre jetée au yeux de la populasse pour masquer le fait
que le seul pouvoir est celui de l'argent. Les politiques
sont les pantins des lobbys industriels et financiers, les
armées sont leurs milices et les médias leurs relais de propagande.
Que ce soit de manière ouverte comme aux USA, ou plus déguisée
en France, tous les pays fonctionnent ainsi, maintenant que
le capitalisme a réussi ce que le communisme a échoué : L'Internationale.
On nous prend vraiment pour des cons, combien de temps vont-ils
encore essayer de nous cacher ces réalités ? A ceux qui vous
disent tous les cinq ans : "Voter est un devoir civique",
"dans les autres pays il y en a qui aimeraient pouvoir voter",
ou encore: "pense à ceux qui se sont battus pour obtenir ce
droit." répondez leur en substance: MES COUILLES ! (ou un
terme plus approprié si vous êtes de la gente féminine) :
à l'origine, le suffrage universel n'est pas une conquête
de 1848, il est l'arme qu'utilisa le pouvoir pour vaincre
la tentative révolutionnaire de cette époque. Le pouvoir savait
que la révolution n'était présente que dans les grandes villes.
Il institua le suffrage universel pour écraser les fusils
des révolutionnaires parisiens sous les votes du reste de
la France.
Les partis qui accèdent au pouvoir sont ceux qui disposent
d'un maximum de revenus, souvent obtenus par l'intermédiaire
d'entreprises en échange de menus services (attribution de
marchés publics, délits d'initiés, pots de vins en tous genres...)
ou par le remboursement des campagnes électorales (si le parti
fait plus de 5% des voix). Ce sont ces mêmes partis qui auront
la possibilité de se (re)présenter, qu'elle que soient les
élections, grâce à leur important budget de propagande.On
tourne en rond. De même qu'on tourne en rond lorsqu'on
s'intéresse au profil des "Hauts Fonctionnaires" et
administrateurs de l'Etat qui sortent tous des "Grandes écoles"
type ENA, or, pour entrer dans ces écoles, il est préférable
d'appartenir à une certaine classe bourgeoise, bien
pensante (catholique si possible) et conservatrice.
Les dés sont pipés, tout le monde le sait, certains s'en foutent,
d'autres s'en contentent, une poignée y ont tout intérêt.
Nous ne sommes pas contre le concept du vote, dans d'autres
circonstance, c'est à dire avoir la possibilité de voter tout
le temps. Ce serait le cas dans une réelle démocratie directe,
décentralisée, fédéraliste, avec mandats révocables et impératifs,
c'est à dire la possibilité de remplacer la personne désignée
pour une fonction, si celle-ci ne rempli pas la tâche, définie
de manière collégiale.
Mais notre société s'est habituée à penser toute forme d'organisation
de manière hiérarchique, de la même manière que tous les problèmes
sont abordés et traités sous l'angle de l'économie. Ces oeillères
permettent à la classe dirigeante minoritaire de rester en
place et empêchent l'émergences d'initiatives allant dans
le sens d'une organisation horizontale.
Qui dit pouvoir dit forcément abus de pouvoir et tentative
de conservation de ce pouvoir, l'histoire le démontre sans
nuance ni exception: le pouvoir peut pervertir le plus intègre
des individus. Connaissant le milieu politique, dans lequel
les requins ont les dents plus longues que ceux du show business
et de l'industrie réunis, les petits chefs qui parviennent
à se hisser à la tête des partis politiques hiérarchisés sont
ceux qui ne reculent devant aucune combine tordue. Pour les
élections, on nous présente donc le gratin du pire.
Si les élections étaient réellement démocratiques, comment
expliquer qu'en France, sur 570 députés d'une précédente assemblée
(et c'est sûrement pire maintenant que le parti unique UMP
a investi le parlement), seuls 11 provenait d'une classe moyenne,
ouvrière ou paysanne, tous les autres étant des fils d'homme
politiques, de riches industriels ou de grands bourgeois.
A quoi sert de choisir de nouveaux cercles fermés du pouvoir,
quand celui ci semble héréditaire et se transmet en héritage
de père Bush en fils Bush, comme au moyen âge.
Alors quoi ? Sachant çà, on va continuer à se laisser diriger
comme des moutons à l'abattoir, ou on remet tout à plat? Se
réapproprier l'espace public dans des lieux culturels autogérés,
mettre en place des pratiques concrètes de solidarité et d'entr'aide
par l'intermédiaire des squats, par exemple, investir et développer
le tissu social dans des associations de terrain, culturelles
ou militantes, se fédérer en syndicats indépendants dans le
monde du travail, diffuser ces pratiques par l'intermédiaire
de tous le moyens médiatiques à notre portée (zines, internet,
radios pirates, collages…), organiser des manifestations,
des actions directes de désobéissance civile… sont les premières
étapes de cette remise à plat. L'objectif étant de passer
à un niveau supérieur (collectivités de production, de distribution
et de services, gestion de réseaux alternatif de transports,
de logement, de lieux d'accès gratuit à la culture et à l'information…)
.
Ces pratiques ne sont pas utopiques, elles sont présentes
dans de nombreux pays et se développent rapidement. Elles
se développent d'autant plus rapidement pour compenser la
disparition du service public, rendu inexistant du fait du
libéralisme (récupération des secteurs sources de profit)
ou de l'effondrement de l'économie. Quand un pays est éliminé
de la compétition internationale, comme l'Argentine récemment,
on constate que le peuple se réapproprie les moyens de production
et mise à nouveau sur la solidarité. A mesure que la mondialisation
du capital se poursuit et impose ses règles, on se rapproche
de l'ultralibéralisme global, doctrine qui refuse toutes formes
de service public. Ces services sont alors intégrés à l'économie
de marché, et monnayés comme tout autre bien ou service. Et
donc monnayable seulement par les plus riches, évidemment.
La parade à ce Darwinisme social ne peut être que sous la
forme d'un mouvement social organisé, les populations n'ayant
pas le choix pour survivre que de remplacer les fonctions
utiles de l'Etat.
Dès lors, L'Etat tend à disparaître et la responsabilisation
des individus tend à augmenter, puisqu'ils ont l'expérience
de la gestion totale de leur vie. On peut donc espérer qu'au
stade final de ploutocratie, l'organisation sociale alternative
deviendra assez importante et expérimentée pour se débarrasser
de la minorité dirigeante et accèder aux richesses dont elle
a été privée (ressources, moyens de production industriels
et agricoles, infrastructures,…). Ce scénario de révolution
me semble le plus crédible sur le moyen à long terme, d'autant
plus qu'elle pourra être internationale (car le seul avantage
de la mondialisation est que si le capitalisme disparaît,
c'est au niveau mondial) et que la transition pourra se faire
sans trop de bouleversements, puisque dans cette hypothèse,
l'organisation sociale est déjà en place avant, indépendamment
des structures étatiques et capitalistes (boursières, monétaires,
financières et économiques).
En attendant le pouvoir va au pouvoir, l'argent à l'argent.
Et tous ces gens bien installés n'ont aucune raison de
vouloir un quelconque changement. Ces réseaux fermés
du pouvoir et l'illusion de choix politique qu'on nous donne
sont vraiment caractéristiques d'une fausse démocratie.
Pire qu'une dictature, par certains aspects, la fausse démocratie
puise sa force dans le fait que le peuple se plie volontairement
aux ordres, lois, morale... qu'on lui impose, c'est la servitude
volontaire. On s'intéressera par la suite certains des
mécanismes et autres cercles vicieux qui permettent au
pouvoir actuel (politique, financier, moraliste, médiatique,
industriel...Tout est lié) de rester en place. Nous allons
maintenant nous intéresser aux causes qui font que, malgré
toutes ces évidences, une Révolution n'ait pas
encore eu lieu.
Répression
- l'Etat policier - Big brother vous écoute et vous
regarde.
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La
parodie de démocratie que nous subissons au quotidien
ôte son masque et dévoile son vrai visage
dès qu'elle se sent déstabilisée.
Dès qu'un débordement apparaît, la
moindre manifestation, ou le développement d'un
mouvement non-conforme, libertaire, dissident, contestataire,
l'Etat sort ses griffes et essaie par tous les moyens
d'étouffer dans l'oeuf tout ce qui ne rentre pas
dans le moule des règles établies ou de
la morale imposée. Les Etats-Unis sont les rois
dans ce domaine, les services de renseignements, de contre-espionnage,
d'interventions spéciales... ( NSA, FBI, DEA, NRO,
CIA qui, soit dit en passant, possède 50.000 sociétés
aux USA...) sont tout puissants et s'offrent le droit
d'utiliser toutes les méthodes possibles pour parvenir
à leurs fins: Ecoutes téléphoniques
et électroniques, mensonges et propagandes, falsifications
de documents officiels, destruction de preuves, faux témoignages,
arrestations et détentions arbitraires, peines
de mort pour des prisonniers politiques, tortures, meurtres,
organisation de complots militaro-politico-financier pour
l'assassinat de personnalités influentes (JFK,RK,
Martin Luther King, membres des Blacks Panthers,......),
association avec des narco-trafiquants, trafic de drogue
pour le financement d'opérations illégales,
introduction massive de drogues dures dans les milieux
"à haut risque de révolte" dans le but d'affaiblir,
de diviser, de contrôler mentalement et surtout
de criminaliser les individus de ces milieux.
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C'est ainsi que dès qu'une manifestation, même
pacifique, prend trop d'ampleur on peut envoyer l'armée
dans les rues, on déclare le couvre feu et la loi martiale.
On peut citer l'exemple de Seattle où 600 mouvements
libertaires venus manifester sans violence se sont fait écraser
par la répression policière, ou encore Gênes
ou Carlo Giuliani a été assiné par les
forces de l'ordre qui n'hésitaient pas à frapper
les manifestantes à terre en plein visage et devant
les caméras.
L'histoire récente des USA nous donne des centaines
d'exemples de ces abus de pouvoirs, et nous montre comment
une soi-disant démocratie utilise exactement les mêmes
méthodes qu'une vulgaire dictature. Ainsi des innocents
reconnus comme tel par tous sont envoyés à la
chaise électrique, comme Mumia Abu Jamal, journaliste
militant contre les violences policières et le racisme
institutionnel, accusé injustement du meurtre d'un
policier, à cause de son engagement politique chez
les Black Panthers.
Son procès a été truqué: Intimidations
policières contre des témoins, interdiction
d'assurer sa propre défense, sélection du jury
selon des critères racistes, juge appartenant au même
syndicat d'extrème droite que le policier décédé.
Il apparaît que 66% des procès engageant la peine
de mort aux Etat Unis sont truqués par dissimulation
de preuves ou de témoins, faux témoignages,
violation des procédures... A Chicago, un député
(pourtant républicain) à fait réaliser
une grande enquête sur les condamnés du couloir
de la mort en utilisant, entre autres, des expertises ADN,
il en ressort que 50% des accusés étaient purement
et simplement innocents!
Georges
Bush Jr, avant d'être "élu" président
des USA, comme son père, détenait le triste record
de 152 assassinats légaux en 3 ans dans l'Etat ou il
était gouverneur, le Texas, dont près de 90% de
noirs. Et aujourd'hui, 3670 personnes attendent leur exécution
dans les couloirs de la mort aux USA. Pour la petite histoire,
il est à noter que le frère de Georges Bush Jr,
est également gouverneur de la Floride, heureusement
que le pouvoir n'est pas héréditaire en "démocratie"
comme en monarchie.
De même, l'Etat policier et la répression font
autorité aux Royaumes-Unis où la surveillance
a été récemment renforcée et où
a été instaurée une politique de "tolérance
zéro" (copiée sur l'exemple de New York où
les plus petits écarts sont, depuis quelques années,
sévèrement et disproportionnellement punis)
ainsi qu'une incitation à la délation. L'UK a
réinventé Big Brother en multipliant la vidéo
surveillance dans les villes (phénomène qui arrive
aussi en force en France): Ils sont désormais capables
de suivre n'importe qui dans toutes les villes équipées,
par l'intermédiaire de relais de caméras mobiles
et dotées de zoom. Les satellites d'espionnage de la
NRO (équivalent visuel de la NSA) sont capables de voir
un objet de 20 cm au sol, de nuit et à travers les nuages,
quels progrès depuis 1984!
L'obéissance
aveugle - la théorie des 85%
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L'expérience
de Milgram réalisée (et filmée)
à la fin des années soixante-dix analysait
l'aptitude d'individus choisis au hasard à refuser
ou à remettre en question un ordre. Les conclusions
en sont trés inquiétantes bien que prévisibles.
L'expérience était menée de la
manière suivante:
Elle met en scène trois personnes:
Le spécialiste: Professeur responsable de
l'expérience.
Le figurant
L'individu: Sujet de l'expérience
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On contacte un individu et on lui fait croire qu'il va participer,
moyennant finances, à une expérience concernant
l'étude de "l'apprentissage par la douleur" dirigée
par un éminent spécialiste qu'il devra assister
dans cette expérience: Son rôle sera de poser des
questions, des énigmes faisant appel aux facultés
cognitives à un (faux) cobaye: le figurant. Lorsque celui
ci répondra mal ou ne répondra pas, l'individu
devra appliquer la "punition", c'est à dire appuyer sur
un bouton qui infligera une décharge électrique
"désagréable mais inoffensive" au cobaye. Les
conditions de l'expérience sont telles que le figurant
et l'individu sont séparés par une cloison de
manière à ce que l'individu ne puisse pas voir
le figurant mais qu'il puisse l'entendre. l'individu est assis
devant un pupitre composé d'une centaine de boutons alignés.
Le spécialiste est aux cotés de l'individu pour
superviser l'expérience et prendre des notes. L'expérience
démarre, l'individu posant les questions au figurant.
A la première réponse erronée, le spécialiste
rappelle à l'individu d'appuyer sur le premier bouton
à gauche du pupitre puis il explique alors à l'individu
qu'il devra, à chaque mauvaise réponse, enclencher
le bouton suivant, de gauche à droite du pupitre. L'individu
s'exécute et applique la première décharge
qui provoque une légère réaction d'insatisfaction
de la part du cobaye (bien entendu les décharges sont
fictives et le figurant joue son rôle de cobaye vis à
vis de l'individu). Ayant pleine confiance dans le professionnalisme
du spécialiste, l'individu poursuit l'expérience
mais s'aperçoit vite, à l'écoute des réactions
du cobaye que les décharges sont de plus en plus vives
à mesure que les mauvaises réponses s'accumulent.
Mais devant l'insistance et l'autorité du professeur,
l'individu poursuit son travail, sans remord, et inflige au
cobaye ses décharges de plus en plus fortes, à
tel point que le cobaye commence à crier de douleur et
demande qu'on arrête l'expérience, le spécialiste
se fait alors de plus en plus autoritaire et pousse l'individu
à continuer de poser ses questions et de ne pas faire
attention à ce que dit le cobaye. Croyez le ou pas, l'individu
obéit, sans remettre le bien fondé de l'expérience
en question, sans se rendre compte qu'il se transforme peu à
peu en tortionnaire. Le cobaye hurle maintenant à chaque
décharge, il sanglote qu'il ne veut plus répondre
aux questions, qu'il ne veut plus de l'argent qu'on lui a proposé,
qu'il veut tout arrêter... Le spécialiste rappelle
promptement à l'individu d'appliquer la décharge
quand il n'y a pas de réponse, celui ci s'exécute
à nouveau et constate qu'il n'y a plus de réaction
de la part du cobaye, il ne crie plus, ne supplie plus, est
il inconscient, est-il mort? Apparemment, l'individu ne se pose
même pas la question, et, le spécialiste le pressant
de finir l'expérience, il poursuit et termine son questionnaire
sans réponse, n'oubliant pas de "punir" le cobaye de
son silence.
Les
conclusions de cette expérience sur la capacité
à remettre en question un ordre donné sont désastreuses
puisque sur un panel de plusieurs centaines d'individus, 85%
ont poursuivi l'expérience jusqu'à son terme
avec plus ou moins de dégoût, d'hésitations:
certains se levant de leur chaise par remord, se rassoient sous
l'autorité du spécialiste et finissent le boulot,
d'autres restant impassibles du début à la fin...
Cette expérience reflète une vérité
à laquelle on peut associer de nombreux exemples tout
au long de l'histoire de l'humanité: L'obéissance
aveugle. Toute armée fonctionne ainsi: Par le transfert
des responsabilités, on peut faire faire n'importe quoi
à la majorité des gens. En effet, que ce soit
dans le cas d'un SS torturant un prisonnier d'un camp de concentration
ou dans le cas de l'expérience décrite, l'individu
rejette la responsabilité de ses actes sur celui qui
lui en donne l'ordre, ce qui lui permet de tout faire en gardant
"bonne conscience". De même, la personne qui donne l'ordre
de torturer peut rejeter la responsabilité du contenu
de l'ordre sur son supérieur et ainsi de suite.
C'est ainsi qu'on peut transformer quasiment n'importe quelle
personne en bourreau sanguinaire.
Bien sûr, il y a des conditions plus propices que d'autres
au développement de l'obéissance aveugle. Ainsi,
un ingrédient catalyseur est la mise en place d'un sentiment
d'infériorité de l'individu ou en tout cas, d'une
forme virtuelle de hiérarchie. En effet, faire croire
à un individu qu'il y a autre chose "au dessus" de lui,
qu'il est moins important, moins puissant que tel ou tel invention
(Religion, gouvernement, parti, armée, argent...) permet
de justifier l'accomplissement d'une barbarie. De même
que l'individu de notre expérience se sentait inférieur
vis à vis de "l'éminent spécialiste" et
de la cause scientifique en général, le soldat
Nazi (ou autre!) était hiérarchiquement inférieur
et devait se soumettre aux ordres d'Hitler pour la "cause" Nazie.
Le rôles
des médias
Les
médias, et principalement la télévision,
sont contrôlés soit par le gouvernement, soit
par des multinationales privées, soit par un savant
mélange des deux. Ils servent donc de relais de communication
et de propagande permettant aux entités dirigeantes
d'arriver à leur fins: Standardisation des modes de
vie et de pensée en vue d'un meilleur contrôle
des masses et de leur consommation. Ainsi, la télévision
est un outil extrêmement puissant, bien que légèrement
en perte de vitesse, c'est même un multi outil car il
offre la possibilité à celui qui l'utilise d'agir
à plusieurs niveaux sur la population: Les consommateurs,
les électeurs, les contribuables... Etre (télé)spectateur,
cela implique les notions de passivité, d'impuissance,
de voyeurisme. La communication étant unilatérale,
l'influence ne s'exerce que dans un sens et c'est ainsi que
se sont imposés certains schémas, préjugés
et autres barrières mentales dans les inconscients
individuels et collectifs . La fréquence de martellement
étant quotidienne, l'efficacité est assurée
et on observe même des cas d'addiction prononcée.
On assiste à un véritable abrutissement des
masses, or, ne croyons pas que les gens sont aussi débiles
que les émissions qu'ils regardent, l'important, pour
les programmateurs et ceux qui les dirigent, c'est que l'émission
proposée soit en dessous du niveau intellectuel de
chaque individu. En effet, qui n'a pas un jour regardé
du début à la fin des jeux, émissions,
ou série complètement stupides et sans aucun
intérêt, le but étant de s'abrutir, de
se vider l'esprit tourmenté et épuisé
par les pressions accumulées lors d'une journée
de travail, par exemple. Ils profitent alors de ce moment
de faiblesse mentale et de manque d'esprit critique pour nous
asséner leur vision absurde, crétinisante et
infantilisante de la société. De plus, tout
ce temps perdu n'est pas investi dans d'autres activités
plus enrichissantes et susceptibles d'apporter d'autres points
de vue, une ouverture d'esprit, un autre mode de réflexion
et une autre vision de la vie que celle qui nous est "proposée".
Non contents de s'approprier notre cerveau, ils nous volent
notre temps et cherchent à maîtriser la gestion
du temps libre des individus pour une manipulation plus efficace.
Evidemment, il reste quelques émissions intéressantes,
notamment sur ARTE - La cinquième, et même parfois
sur d'autres chaînes, ce qui laisse transparaître
l'outil d'éducation, de culture, de divertissement
et d'enrichissement formidable que pourrait être la
télévision; et c'est avec d'autant plus d'amertume
qu'on assiste à un tel gâchis.
Voici schématiquement la composition de l'information
qui nous est imposée :
| |
L'information
spectacle
L'information de proximité
La sur-information (ou une information sur médiatisée
qui masque les autres -ex: l'affaire Clinton - Lewinsky)
La dépendance commerciale
La dépendance gouvernementale
La désinformation
Le mensonge par omission |
Le matérialisme
et la société de consommation - Le travail
Un
peu d'histoire: Il y a 14000 ans environ, l'humanité
inventait l'agriculture et s'offrait ainsi la possibilité
de produire sa nourriture. D'une vie nomade, sans cesse à
la recherche de vivres, mais où le partage et l'entr'aide
étaient les seules solutions pour que chacun subsiste,
l'homme est passé à la sédentarisation
autour des champs cultivés, puis autour des élevages.
Les villages apparaissent avec leur organisation de vie en
collectivité. Puis, il est devenu possible de stocker
ses provisions et par la suite de les conserver parfois pendant
un an, grâce aux épices, permettant ainsi de
se mettre à l'abri de la faim. C'est alors qu'apparaissent
les premières notions de propriété collective
et individuelle. La puissance d'un peuple ou d'un individu
se mesure alors à la quantité de provision qu'il
peut engranger. C'est vers 4000 avant Jean-Claude, que les
plus riches, les plus puissants, les plus influents ou les
plus armés, ont l'idée d'exploiter le travail
d'autres humains à leur profit, instaurant par là-même,
la première forme de hiérarchie. Depuis, rien
n'a changé.
De nos jours, en France nous redonnons à l'Etat plus
de 60% de nos revenus sous forme de TVA, Impôts et autres
Taxes. Cela signifie que sur un an, nous travaillons pour
l'Etat de Janvier à Juillet inclus. A la question "
L'esclavage est-il aboli?", Je répondrais: "Oui, à
40%". Le reste étant soit distribué aux entreprises
privées par la consommation, soit confié aux
banques qui le font fructifier à leur profit en redonnant
des miettes (les intérêts à 3%) à
l'épargnant. Or, les profits des ces sociétés
sont répartis entre les actionnaires et l'Etat (avec
l'impôt sur les bénéfices -33% en France).
Il y a comme qui dirait des fuites dans le système
économique.
| |
La
société de consommation et de compétition
permet aux gouvernements de diviser pour mieux régner,
la solidarité ayant disparu avec l'apologie du
matérialisme et de la "réussite" individuelle
qu'on nous donne pour modèle, modèle qui
s'est imposé dans les années 80. Le matérialisme
est en effet une des principales causes de la fuite en
avant absurde que nous vivons au quotidien. Les entreprises
sont devenues maîtres dans l'art de créer
le besoin, de racoler le client. Quand on étudie
le marketing (ou la Gestion des Ressources Humaines d'ailleurs),
on se rend compte que ce ne sont ni plus ni moins que
des cours de manipulation mentale dans lesquelles on utilise
la psychologie à des fins bassement économiques.
L'intérêt commun du gouvernement et des entreprises
est la consommation. Les deux peuvent ainsi s'enrichir
et gagner en influence sur l'entité qui produit
ces richesses: Le peuple. |
Quand on rentre dans "la vie active", on en sort pas, tout
est calculé pour maintenir le peuple dans la servitude:
En effet, la consommation, dont on nous fait miroiter les
vertus, a vite raison du (souvent maigre) salaire dont on
nous rétribue, et on a tôt fait de prendre un
train de vie "en flux tendu" (le compte à 0 en fin
de mois), ou en surendettement, les achats à crédit
(maison, voiture...) sont autant de pièges qui obligent
les individus à faire parfois pendant 40 ans, un travail
aliénant, stupide, répétitif, inintéressant,
fatigant, mal payé... Une telle routine est forcément
désastreuse au niveau humain. Stagner, c'est régresser.
Le fait de revivre mille fois la même journée
empêche une personne de trouver des points de repère
dans le temps, c'est alors qu'il aura la sensation paradoxale
que le temps passe vite alors que les journées sont
longues, c'est ainsi qu'on peut perdre sa vie en la gagnant.
Echanger son temps (bien le plus précieux), son énergie
et sa motivation contre une poignée de dollars, du
stress et de la fatigue me parait peu équitable. Peu
de gens ont la chance d'exercer une activité socialement
utile dans laquelle ils trouvent reconnaissance, accomplissement
de soi-même et épanouissement. Le quotidien des
entreprises est surtout composé de pressions, d'humiliations,
d'hypocrisie, de délation, d'arrivisme...
Sans compter le danger physique auquel s'exposent les ouvriers
au quotidien: On compte en France 1.500.000 accidents de travail
par an, en moyenne dont 1000 sont mortels (soit 3 par jour).
Dans l'union européenne, on compte tous les ans 10
millions d'accidents et de maladies imputables au travail.
Et aux USA, un rapport officiel de 1980 indique que "100.000
ouvriers meurent d'accidents ou de maladie chaque année,
en rapport avec leur travail. 400.000 sont estropiés
et 6 millions sont victimes d'accidents de travail." Or, nous
parlons ici des pays dit industrialisés, développés,
civilisés, ceux qui sont supposés offrir les
meilleurs conditions de travail.
La
précarisation du travail explose avec le durcissement
du capitalisme et au nom de plus de flexibilité, de
rentabilité et de profit pour l'entreprise (entendez
pour les actionnaires et pour l'Etat).
Ce phénomène entraîne l'impossibilité
d'échafauder des projets sur le long terme, d'avoir
des relations durables et constructives avec son environnement
professionnel, ainsi que des conditions de travail plus dangereuse
(de par le manque de formation de l'intérimaire sur
la sécurité à tel poste de travail, le
manque de suivi médical, la nature des missions, la
négligence des règles de sécurité
engendrée par la pression hiérarchique, les
impératifs de rentabilité, le manque d'implication
personnelle de l'employé précaire envers une
situation sans lendemain, par définition....)
On
nous présente les exclus du système capitaliste
(SDF, RMistes, chomeurs, marginaux... ) comme en agitant un
épouvantail et en disant "Voilà se que vous
risquez de devenir si vous n'obéissez pas aux règles
du jeu capitaliste, considérez vous comme des privilégiés
et ne vous plaignez pas, c'est indécent". Or le capitalisme
a besoin de cette réserve de chômeur afin d'imposer
ses conditions de travail et le niveau de rétribution.
La demande d'emploi étant largement inférieure
à l'offre, les prix sont fixés par le patronat
et les rapports de force sont complètement déséquilibrés:
"Si vous ne voulez pas faire ce travail dans les conditions
et au salaire que je fixe, je connais 3 Millions de personnes
qui sont prêtes à le faire"
L'activité
est vitale et essentielle à l'homme et à l'humanité
mais le travail doit être considéré comme
une activité sociale parmi d'autres et non comme une
valeur ou une fin en soi, l'homme n'est pas sur terre pour
travailler mais, si on doit trouver une raison, pour apprendre
et profiter de sa courte vie.
Les
marchés financiers
| |
Le
fonctionnement de la bourse est un bel exemple de l'absurdité
et de la fragilité du système capitaliste:
Le marché est basé sur la spéculation:
Les golden boys misent sur la prise ou la perte de valeur
d'une action représentant une part du capital
d'une société, par exemple. La valeur
d'un titre dépend de l'offre et de la demande
des spéculateurs, ces échanges varient
selon la santé financière et les perspectives
d'avenir d'une entreprise ainsi que de la conjoncture
économique et politique du moment. Or, le taux
de croissance du prix de l'action est déconnecté
de la croissance réelle de l'entreprise, il est
possible de voir la valeur d'une action augmenter de
600%, alors que la croissance réelle de la société
concernée est de 30%. Ce vaste Casino oriente
l'activité économique des plus grandes
entreprises. Nous sommes actuellement dans une période
ou les cours sont très éloignés
de la réalité (nb: 1999), or, lorsque
les cours atteignent des plafonds, il y a prise de bénéfices
de la part des spéculateurs qui revendent massivement.
Cette mise sur le marché entraîne la baisse
du prix de l'action. Constatant cette baisse, tous les
boursicoteurs se mettent à vendre pour limiter
les dégâts et c'est alors que les cours
peuvent s'effondrer en quelques minutes, tous secteurs
d'activités confondus: C'est le Crack boursier.
|
Les banques investissant l'argent de leurs clients en bourse
pour en tirer profit, sont alors ruinées et ne peuvent
plus ni prêter aux entreprises et aux particuliers,
ni rembourser l'argent perdu: C'est la crise financière.
Les entreprises dépendantes des banques sont alors
étouffées financièrement, et, ne pouvant
plus payer ni main d'oeuvre, ni matières premières,
elles déposent le bilan, en laissant une ardoise impayée
et un client en moins à ses fournisseurs. Les entreprises
se mettant en cessation d'activité, le chômage
augmente et la consommation diminue avec le pouvoir d'achat:
C'est la crise économique, la perte d'activité
entraînant dépôt de bilan et licenciements
en cascade. Le phénomène s'étend à
l'ensemble des pays industrialisés et c'est la crise
mondiale. C'est le scénario de la crise de 1929, et
c'est ce qui pourrait se reproduire dans un futur proche si
l'existence des marchés financiers n'est pas remis
en question.
Actuellement, l'explosion de la spéculation liée
à la "nouvelle économie", et la toute-puissance
des actionnaires mettent un frein à l'économie
réelle. Ainsi des sociétés largement
bénéficiaires licencient uniquement pour voir
le cours de leurs actions augmenter.
La croissance que font miroiter les gouvernements est elle
même un leurre: Je laisse Albert Jacquard expliquer
cela:
"Alors le projet qu'on nous propose (on c'est nos gouvernants)
c'est de nous enrichir, c'est d'épuiser la planète, c'est
idiot, c'est évidemment idiot, même physiquement impossible
Un gouvernement fort intelligent, récemment, a dit: pour résoudre
le chômage, il faudrait 4% de croissance. Il a oublié de faire
une opération de prendre 1,04 à la puissance 30, ça fait presque
4 Alors pour résoudre le chômage il va falloir que nous ayons
tous quatre voitures au lieu d'une, quatre machines à laver,
qu'on consomme quatre fois plus d'électricité, quatre fois
plus de pétrole, c'est physiquement impossible parce qu'il
n'y aura plus de pétrole, nous sommes sur une terre finie,
vide. Ce qui est proposé est profondément stupide Cela veut
dire quoi la croissance? croissance de la consommation? Bien
sûr, pour ceux qui ont moins que ce qu'il leur faudrait, oui,
mais pour ceux qui ont trop déjà, surtout pas." Le capitalisme,
basé sur cette croissance de la consommation, s'effondrera
donc tôt ou tard, comme le communisme en son temps,
mais même effondré économiquement, il
peut être maintenu politiquement et idéologiquement
afin de faire payer au peuple les pertes des intérêts
privés. En tout cas, jusqu'à ce jour, il s'efforcera
de créer de nouveau produits plus ou moins débiles
ou inutiles, de plus en plus orientés vers la consommation
de luxe, car la minorité de riches détiendra
la quasi totalité des richesses. Les besoins des pauvres
seront alors de moins en moins pris en compte et satisfaits.
L'erreur est d'avoir orienté la consommation selon
la (sur)production, au lieu d'organiser la production en fonction
des besoins réels des Hommes.
L'
hypercapitalisme - Le capitalisme culturel
| |
Après
l'absorption des parties potentiellement lucratives
du service publique, ce sont les relations humaines,
les expériences vécues qui entrent dans une logique
marchande: C'est le stade suprême du capitalisme. Celui-ci
a en effet intégré une nouvelle dimension: Celle du
temps. Ainsi, les entreprises calculent maintenant le
LTV (Life Time Value) des individus: C'est une mesure
théorique de la valeur marchande potentielle de chaque
moment de la vie d'un individu (valeur de ses futurs
achats - frais de gestion du service et de la fidélisation
du client). Cette marchandisation du temps humain s'observe
à travers le boom des services locatifs, du leasing,
de l'industrie du spectacle (cinéma, parcs d'attractions…),
de l'accès payant aux nouvelles technologies d'information,
de communication, de culture ou de divertissement (internet,
téléphone portable, télévision cablée, chaînes cryptées…).
L'existence humaine devient donc une longue expérience
commerciale. Un ersatz de vie sociale, entièrement artificielle
et contrôlée par les lois du marché. Une phrase de Mark
Slouva décrit ce phénomène "Nous passons une partie
de plus en plus grande de nos journées dans des environnements
synthétiques, et notre vie elle-même est transformée
en marchandise. On se charge de la fabriquer pour nous
et nous l'achetons à des fournisseurs. Nous sommes en
train de devenir les consommateurs de notre propre vie." |
A la fin du XIXe et au début du XXe siècle, le capitalisme
a obligé les gens à dépendre du salariat en monopolisant la
propriété et le contrôle des outils de production et en s'accaparant
les tâches effectuées dans le cadre du foyer, de l'artisanat,
ou de la petite exploitation agricole. La taylorisation, l'organisation
scientifique du travail (à la chaîne) a fini de supprimer
toute forme de contrôle des travailleurs sur le processus
de production. Maintenant, c'est au tour des expériences de
la vie (hors professionnelle) d'être organisées, dirigées,
non plus par le service production mais par le service marketing
et sa propagande : "Chaque jour, ce sont douze milliards d'annonces
imprimées, deux millions et demi de publicités radiophoniques
et trois cent mille spots télévisés qui sont déversés dans
le grand dépotoir de la conscience collective" dit Ronald
Collins (Columbia Journalist review) "Chaque habitant des
USA reçoit en moyennes 3500 messages publicitaires par jour,
les chaînes de télévision américaines diffusent 6000 spots
publicitaires par semaine (+50% depuis 1983). Les américains
reçoivent plus de 600 prospectus publicitaires par an. Rien
qu'aux USA, les entreprises dépensent plus de 555$ (4200 FF)
par an et par personne. En Europe et au Japon, les dépenses
de publicité progressent encore plus vite qu'aux USA." Jeremy
Rifkin. Il faut croire que ces investissements sont rentables
et que la publicité influence fortement les comportement des
gens. Il y a donc une réelle manipulation par matraquages
répétés. En gros, tout le temps qui n'est pas passé à travailler,
est consacré à la consommation ou occupé à se prendre une
pub dans la gueule, l'overdose n'est pas loin. "L'accès" est
donc le maître mot du marché actuel, or, qui dit accès dit
"passeurs" et contenu. Les passeurs sont ceux qui permettent
(ou ne permettent pas) l'accès, ceux qui possèdent les circuits
de communication: "Dans une société bâtie autour de la propriété
privée, ceux qui détiennent le patrimoine matériel sont à
même de décider du sort de tout un chacun. Dans une société
fondée sur la logique de l'accès, ceux qui contrôlent les
points d'accès au réseaux déterminent par là même qui participera
au jeu et qui en sera exclu." Il se trouve que ces deux formes
de classe de pouvoirs sont une seule et même entité: Disney
rachète Infoseek pour 473 millions de $, At Home network se
paye Exite Inc. pour 6 milliards de $, AOL se fait Time Warner,
Paramount copule avec Viacom… La liste de cette orgie de fusions
en chaîne est longue.
Et là se pose le problème du contenu: La récupération de la
sphère culturelle par le système consumériste implique la
standardisation et surtout une prise de contrôle inquiétante
sur l'esprit humain. Par exemple, on peut observer l'uniformisation
culturelle du secteur musical (mais c'est aussi valable pour
le cinéma, la littérature…) tant dans les programmes radiodiffusés
ou télévisés que dans le choix proposé par les magasins vendeurs.
Or, il faut bien noter que ce choix est calqué sur ce que
proposent les médias, c'est à dire qu'il se limite aux artistes
dont la maison de production dispose d'un budget marketing
conséquent. Réciproquement, les médias ne présentent que les
artistes qui ont déjà un succès commercial, ou dont la production
est importante. Ce cercle vicieux, bien connu, limite mécaniquement
la diversité, ce qui nuit à la richesse culturelle. Les grands
médias français sont littéralement squattés par une vingtaine
de pompes à fric: Hallyday, Céline Dion, Goldman, Obispo...ou
de la soupe américaine. Lutter contre cette standardisation
des goûts et contre l'étouffement financier des potentiels
artistiques est plus important qu'il n'y paraît, car elle
peut générer, à terme, une réelle standardisation de la pensée
(qui est, à mon sens, déjà à l'œuvre depuis longtemps).
L'uniformisation culturelle se vérifie aussi dans le domaine
linguistique: Il y a 6000 langues environ en usage dans le
monde, dont 300 sont parlées par plus d'un million de personnes
et les linguistes s'inquiètent du fait que la moitié de ces
langues sont susceptibles de disparaître d'ici 100 ans, emportant
avec elles la culture, l'histoire, et le savoir brut qui leur
sont associés. La domination de l'anglais s'étend à mesure
que les multinationales "culturelles" américaines s'emparent
de tous les médias et de leur contenu.
Dans son livre "L'âge de l'accès", Jeremy Rifkin décrit un
phénomène en pleine expansion aux USA qui démontre que les
dérives de l'hypercapitalisme postmoderne ne s'arrêtent pas
au domaine de la communication et de la culture : Les CID
(Common-interest developments): Ce sont des résidences closes
conçues pour restreindre l'accès aux non-résidents, par l'intermédiaire
d'agents de sécurité. 30 millions d'américains, soit 12% de
la population habitaient fin 1999 dans un des 150 000 CID
et fin 2000, ils devraient être 48 millions répartis dans
225 000 CID. La particularité de ces CID réside dans le fait
que le règlement intérieur est fixé par le ou les propriétaires
des lotissements: Ce lieu est un espace privé, une ville dans
la ville, entièrement géré par les administrateurs actionnaires,
où l'on vend un mode de vie plus qu'un logement. Les administrateurs
se réservent le droit de pénétrer dans les domiciles, d'exclure
qui enfreindrait les restrictions réglementaires consignées
dans des listes interminables, dont en voici quelques exemples:
"Clôtures, haies et murets ne peuvent pas dépasser un mètre
de hauteur. Toute inscription est interdite, à l'exception
des écriteaux "A vendre". Les arbres doivent être soigneusement
taillés et ne pas dépasser la hauteur des toits, lesquels
doivent être couverts de tuiles rouges…Les chiens ne doivent
pas dépasser le poids limite autorisé de 13.6 Kilos…Dans un
village réservé aux retraités, les petits enfants des résidents
n'ont pas le droit d'accéder au centre de loisirs et, en général,
les visites à domiciles des enfants sont strictement limitées…"
Ca va jusqu'au couvre feu qui interdit aux voisins de discuter
à l'extérieur après une certaine heure, ou jusqu'à la couleur
des murs intérieurs et le style de meubles qui peuvent être
installés près des fenêtres. Ce phénomène touche en majeure
partie une classe moyenne assez agée et blanche mais il existe
de nombreux CID de luxe où les riches peuvent se retrouver
entre eux en toute sécurité, dans ce cas, il sont propriétaires
de leur logement et décident donc des règles internes. Non
content de créer des ghettos de pauvres, le capitalisme a
engendré des châteaux forts privés, pour protéger ses riches,
aux portes desquels toute discrimination est autorisée.
A CE SUJET VOIR NOTRE TEXTE PLUS COMPLET : URBANISME - ETAT DES LIEUX
Les
nouvelles technologies
| |
Internet
est un support intéressant, quoique encore difficilement
accessible par l'ensemble de la population (1% de la population
mondiale), qui s'apparente, dans sa structure, au cerveau
humain avec ses connections et ses terminaisons nerveuses,
avec sa mémoire comme base de données, sa
perception, ses fonctions de recherche et de traitement
de l'information, son caractère évolutif...
Mais cette tour de Babel que constitue internet, est également
un moyen de flicage et de fichage très important,
les sociétés privées et les gouvernements
mettent main basse sur cet outil de contrôle et
d'espionnage du peuple que représente le réseau:
L'État se permet d'espionner tous les sites dis
"subversifs" ce qui classe, d'après eux, les sites
à tendances Anarchistes ou Révolutionnaires
au niveau d'un sinistre site pédophile.
La NSA (National Security Agency), une puissante organisation
qui travaille dans l'ombre de la CIA, est capable à
elle seule d'écouter toute communication transitant
sur les réseaux téléphoniques et
donc sur l'Internet. La NSA, alias "les grandes oreilles
de l'Amérique", emploie 40000 (certains disent
100 000) personnes et dépense chaque année
22 Milliards de francs, elle possède satellites,
bateaux, avions espions, relais au Royaume Unis, en Allemagne,
en Australie... Et vous n'avez là que les informations
officielles... |
C'est ainsi que la liberté d'expression est bafouée,
la "Justice" obligeant même des serveurs de sites à
cesser leur activité comme nous montre le cas de Altern.org,
qui à pour conséquences l'expulsion du réseau
de plus de 42000 sites hébergés gratuitement
par ce serveur qui devront parfois se transformer en supports
publicitaires pour pouvoir retrouver une place sur Internet.
Certains disent même qu'Internet serait une vaste supercherie
militaro-gouvernementale ayant pour but de parvenir à
récolter un maximum d'informations sur les utilisateurs
(c'est à dire près d'un milliard de personnes
en 2002). En effet, Internet était à ses débuts,
en 1969, un réseau militaire américain qui portait
le nom d'ARPANET, ce n'est qu'en 1988 qu'il devient Internet
et en 1992 que la partie multimédia du réseau
le Worl Wide Web est lancée publiquement. On sait aussi
que des entreprises peu scrupuleuses comme Micro$oft, qui
contrôle déjà 90% des PC de la planète
(par le système d'exploitation Windows), ou Intel "big
brother" inside, ont mis sur le marché des produits
contenant des mouchards (respectivement sur office 2000 et
Pentium III) permettant de suivre à la trace n'importe
quel utilisateur sur Internet et de connaître le contenu
du PC espionné. Le fait que le parcours d'un internaute
puisse être suivi implique que les entreprises et gouvernements
connaissent ses centres d'intérêts et ses choix
commerciaux, un profil peut alors être établi
qui servira à appliquer le marketing personnalisé
(ou One to one: Le principe étant de trouver un produit
pour un client et non plus un client pour un produit), ou
à ficher l'individu pour mieux le contrôler.
Malgré tout, cette arme qu'est Internet pourrait se
retourner contre eux. Internet représente un enjeu
phénoménal, en effet, il est courant de dire
que le savoir est une arme et que celui ou ceux qui détiennent
l'information, détiennent le pouvoir, par extension,
ceux qui contrôleront Internet contrôleront le
monde, c'est pourquoi le peuple doit s'emparer d'Internet
avant que d'autres ne le fassent et c'est pourquoi il faut
lutter, sur Internet autant qu'ailleurs, pour la liberté
d'expression, la liberté en général et
l'esprit critique.
Outre internet, on peut citer de nombreux autres technologies
nouvelles qui pourront avoir des effets dévastateurs,
notamment celles relatives à la neurologie et aux biotechnologies:
Les scientifiques savent désormais faire interagir
des puces électroniques et des neurones, et ce dans
les deux sens! Des chercheurs ont réussi àcréer
des robots auxquels sont connectés une cinquantaine
de neurones (l'équivalent du cerveaux d'une limace),
ces robots sont capables de se déplacer de manière
indépendante, de communiquer entre eux, l'un d'eux
à même pris le commandement du petit troupeau
qui le suit aveuglément (pas étonnant avec un
cerveau de limace). Ont est encore loin des 100 Milliards
de neurones de l'humain, mais, cette invention représente
le premier modèle de cyborg, la première version
du terminator, si vous préférez. Dans le sens
inverse, une autre équipe de chercheur à implanté
une puce électronique dans le cerveau d'un paralytique
ne pouvant plus communiquer par la parole. Les influx nerveux
envoyés vers cette puce permette à la personne
handicapée de bouger un curseur sur un écran
sur lequel un clavier est représenté, et de
composé des mots avec ces lettres. Les recherches les
plus secrètes sont certainement menées sur le
fonctionnement du cerveau humain, et l'avance de l'armée
dans ce domaine doit être considérable étant
donné les budgets énormes de recherche et développement
qui lui sont alloués quelque soit le pays. On peut
alors aisément imaginer l'invention de puces électroniques
influant sur telle ou telle fonction du cerveau permettant
par exemple de rendre les gens parfaitement obéissants,
là encore, la réalité rejoint les pires
politique-fictions.
La
Religion ou comment appeler Dieu tout ce qu'on ne comprend
pas -
lettre type de débaptisation
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VOIR NOTRE TEXTE PLUS RECENT ET PLUS COMPLET SUR CE SUJET :
"Pour en finir avec la religion"
Bien
que prônant la tolérance, j'avoue avoir
du mal à accepter les dégâts que
les religions ont fait sur l'humanité. La religion
est à l'origine d'indénombrables guerres,
massacres, tortures, mais surtout d'un contrôle
des esprits, et d'une manipulation mentale de milliards
d'individus. La religion est sans nul doute le plus
grand véhicule d'ignorance, d'obscurantisme,
de préjugés, de traditions dégradantes,
de barrières mentales et d'interdictions que
l'homme ai inventé. Les gouvernements ont d'ailleurs
toujours profité de cette influence pour maintenir
l'ordre et pour imposer leurs lois. Ce constat s'applique
à toutes les religions: Islamiste, Chrétienne,
Juive, Hindouiste, Boudhiste...
On me dit souvent "pourquoi s'attaquer à l'Eglise
catholique, alors qu'elle est inoffensive, de nos jours",
c'est oublier l'importance de l'influence des lobbys
chrétiens tant aux USA qu'en Europe. En effet,
actuellement, en Europe, seul deux Etats (dont la France)
ont réellement une séparation de l'Eglise
et de l'Etat: En Allemagne, il existe un impôt
religieux obligatoire et des lois antiblasphèmes,
ainsi qu'au Pays Bas, ou l'on risque jusqu'à
deux mois de prison. En Grêce, la confession religieuse
d'un individu est inscrite sur sa carte d'identité
et les 9200 prêtres orthodoxes sont fonctionnaires.
En Irlande, 96% de la population est pratiquante: un
records du monde!
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L'homme
a toujours appelé Dieu se qu'il ne comprenait pas;
avant, les éclairs de l'orage étaient Dieu,
ils ne le sont plus, le Soleil était Dieu, il ne
l'est plus... A mesure que la Science progresse, Dieu recule.
Dieu est alors synonyme d'ignorance. La religion a d'ailleurs
toujours été un frein au développement
scientifique.
Avez vous déjà lu la bible? Lisez les 10 premières
pages (la genèse) vous aurez à la fois un
fou rire garanti et la sensation inquiétante de comprendre
sur quelle absurdité est basée l'idéologie
dominante occidentale. Ainsi, dès la 6ème
page on découvre pourquoi et comment l'homme doit
dominer la femme et exploiter les ressources naturelle ainsi
que les animaux, tous ayant été créés
pour satisfaire ses besoins.
Cet incroyable ramassis de stupidités que beaucoup
prennent au pied de la lettre et que d'autres interprètent
comme des métaphores porteuses de je ne sais
quels messages divins, est donc à la base de notre
civilisation.
Il serait intéressant d'imaginer l'évolution
d'une société basé sur un autre ouvrage
de science-fiction, aussi délirant que la Bible.
Ecrivons la Bible II pour rigoler...
Chacun
est libre de croire ce qu'il veut, tant que cette croyance
n'est pas imposée au peuple, dès le plus jeune
âge, sous forme de baptème, de cathéchisme,
de communions et autres cérémonies équivalentes
dans chaque religion ou secte (quelle différence, à
part la taille?). La croyance est un choix personnel qui doit
rester au niveau de l'individu et qui ne doit pas affecter
l'organisation d'un groupe. A ce sujet je vous propose un
générateur de
lettre de débaptisation pour le cas ou vous
ne voulez plus être compté comme catholique dans
les registres du Vatican.
La
récupération de l'ignorance, de la peur et
de la haine
par les partis d'extrème droite
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Je
ne vais pas m'attarder sur ce sujet, d'une part parce
qu'ils n'en valent pas la peine et d'autre part parce
que je pense que tout le monde (je parle des gens
sensés) a conscience de la stupidité
extrème des "théories" du
FN et des autres partis et groupuscules nazis. J'insisterais
plutôt sur la responsabilité des gouvernements
dans la montée de ces idéologies d'un
autre âge.
Outre
le fait que les pseudo socialistes et Mitterrand ont
instauré la proportionnelle en 1986 pour diviser
la droite, offrant ainsi une importance électorale
et médiatique au FN, tous les gouvernements
successifs ont créé des ghettos où
se concentre la misère engendrée par
le système capitaliste, et ils s'étonnent
de voir le lien entre délinquance et misère
sociale. |
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Les problèmes des banlieues, si souvent décris
et amplifiés par les médias, ne sont que
l'effet d'une politique d'urbanisme, poursuivie malgré
les effets bien connus, liés à l'exclusion
qu'engendre le système capitaliste ainsi qu'à
son idéologie.
En effet, le modèle de société
qu'offre le capitalisme n'est-il pas faire du profit
à tout prix, quelles qu'en soient les conséquences,
consommer à tout prix, penser l'avenir à
court terme, fonctionner sur le mode de la compétition,
et selon les lois du marché, avec comme seule
"philosophie" le matérialisme...? Et
bien certains jeunes des banlieues ont trés bien
compris ces principes et les appliquent tous les jours:
Etant défavorisés, ils aspirent à
posséder des vêtements de marques, des
portables miniatures et autres Mercos, qu'on leur présente
comme étant le symbole de la réussite
sociale, l'aboutissement suprême. Voyant un système
politique corrompu jusqu'à l'os, des barrières
sociales infranchissables, et les perspectives d'avenir
inexistantes, (excepté le rêve de devenir
joueur de foot-millionaire ou chanteur de Rap-millionaire,
comme à la télé, dans ces nombreuses
émissions étalant "la vie des riches")
comment peut-on blâmer ceux qui tombent dans le
vol ou le trafic de drogues? On devrait plutôt
s'étonner de voir le nombre de ceux qui parviennent
à ne pas le faire, malgré les pressions. |
La société crée sa propre délinquance,
et ne trouve comme solution que la construction de nouvelles
prisons.
Le délire sécuritaire, qui a atteint toutes
les "démocraties" occidentales, prend racine
dans le sentiment d'insécurité entretenu et
amplifié par les médias. C'est utile aux gouvernements
qui voient en cela l'opportunité d'un renforcement
du contrôle social.
La misère sociale est bien la cause principale de
criminalité, en cela, le système politique
laisse des brèches ou s'engouffrent les idées
extrémistes.
Ainsi en Autriche Heider le néo-nazi est arrivé
au gouvernement démocratiquement, comme Hitler en
1933, en partie car les programmes scolaires ont passé
sous silence, pendant plus de 40 ans, les faits nazis envers
les juifs ainsi que l'implication de l'Autriche dans cette
barbarie. Or, qui défini et contrôle le contenu
des manuels et programmes scolaires? Le gouvernement.
De même que les programmes scolaires américains
étouffent et minimisent le génocide Indien,
pourtant à l'origine de la création des Etat
Unis, pour ne pas tâcher la "grandeur du modèle
démocratique américain", pour renforcer
le patriotisme aveugle en la nation, glorifié dans
la grande majorité des films, séries et autres
fictions de propagande américaine. Dans la même
veine, on pourrait citer le génocide des aborigènes,
lui aussi étouffé en Australie (et ailleurs)...
La France n'est pas en reste dans ce domaine, et, avec le
recul, on peut s'étonner du contenu des livres d'histoires,
très sélectifs. Les agissements de l'Etat
français et de la police française sous Vichy,
ainsi que la collaboration, sont très amoindris,
et il est rarement fait mention de la politique Africaine
de la France après la décolonisation, ou les
coups d'états étaient organisés par
des mercenaires (Bob Denard, pour ne citer que le plus célèbre)
avec l'appui du gouvernement français, sans parler
de l'Algérie dont la guerre, les tortures (cf. "Les égorgeurs"
de Benoît Rey), ou les manifestations réprimées dans le
sang, en France, (17 Octobres 61) sont encore taboues.
Toutes les grandes puissances (USA, URSS, France...) plaçaient
alors leurs pions à la tête des pays du tiers
monde, par l'intermédiaire de leurs services secrets,
entre autres pour s'assurer de la continuité de l'exploitation
des ressources de ces pays à leur profits.
L'éducation
- Le système éducatif actuel ou
"Comment programmer un enfant".
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Dans
la reconstruction d'une nouvelle société,
la priorité qui s'impose clairement est l'éducation.
La société idéale, l'objectif à
atteindre, devra être une société
ou chaque individu quelque soit son âge, sa couleur,
son sexe, ses opinions... puisse apprendre tout au long
de sa vie. C'est un des principes de l'éducation
populaire proposée par les anarchistes avec les
méthodes d'éducation alternatives (type
Freinet ou autre) appliquées dans certaines écoles
(l'école libertaire de Bonaventure
à Oléron par exemple). Une société,
donc, ou la Culture, les Arts et les Sciences sont accessibles
à tous gratuitement, sous de multiples formes,
sur tous les supports possibles pour faire progresser
le niveau intellectuel moyen en encourageant la création,
la connaissance, la compréhension, la logique
dans une "école perpétuelle". |
Il faut diversifier les méthodes d'apprentissages,
le fond et la forme des cours. L'expérience doit
accompagner la théorie et celle-ci ne doit pas être
dispensée en vrac: L'éducation dans les écoles
actuelles du premier cycle s'apparente plus à un
bourrage de crâne de données diverses présentées
sans lien apparent ou à un apprentissage d'outils
et de méthodes isolées dont on ne nous explique
pas l'utilité concrète.
Au lieu d'une ouverture d'esprit et de l'envie d'apprendre
de connaître et de comprendre, c'est l'ennui et le
dégoût que provoque souvent ce système
éducatif. C'est l'échange de connaissances
et de points de vue entre individus, le débat, l'enrichissement
au contact des autres et l'émulation qui doivent
être encouragés, et non la compétition,
or, on nous apprend dès notre plus jeune âge
à considérer l'autre comme un ennemi. Le |